Le Groupe

Zinc et Bastringue
C’est avant tout une affaire de famille et c’est très simple. La 1/2 soeur de François a épousé le 1/2 frère de celui-ci, Arnaud. Ils n’avaient pas le même père, ni la même mère, enfin je crois, bref…
Christian et Jean Michel sont eux, cousins. Ils ont été dans la même école, c’est dire….
La mère de Christian issue de second drap était la belle sœur du cousin par alliance de la tante au second degré de la mère de Jean Michel. De plus, Christian est par ailleurs, le gendre du beau-père du frère d’Arnaud, celui qui avait été adopté au sortir de la guerre (de Corée).
Je pourrais aussi ajouter que Jean-Michel par son père, est le neveu… mais ça n’intéresse personne.

IMGP5031Arnaud Le Neouannic dit Nono Le Bastringue (guitare et chant)
Arnaud vivait sur un grand pied dans le luxe (néanmoins, sans ostentation), connaissait une vie facile et confortable.
Après un séjour en Bourgogne où il fit des visites approfondies de caves réputées pour la qualité de boissons issues du raisin, il quitta, sans raison apparente, cette aisance pour se confronter aux exigences beaucoup plus sévères de la vente de produits de terroirs sur les marchés les plus exposés aux intempéries.
L’aboiement (elle est fraiche, elle est fraiche…), utilisé par les forains pour attirer le chaland, lui entraina la voix et lui donna ce timbre si chaleureux tant apprécié des auditrices. Nous précisons qu’il n’abuse pas de ce talent particulier.
C’est là aussi qu’il rencontra des gens du voyage qui lui communiquèrent leur passion pour la musique et lui dévoilèrent les mystères de la guitare.
Sa vie en fut bouleversée.
Maintenant qu’il vit dans une caravane, il nous ravit par ses chants issus des mythes et légendes les plus anciennes.

IMGP5034François Hugues dit Fanfan Le Bastringue (banjo)
François,  après avoir longtemps erré dans un monde rythmé par des algorithmes, s’est aperçu au fil des années que  les résolutions de problèmes, finalement assez médiocres, lui pesaient.
Au détour d’une expédition dans sa cave il y retrouva quelques vieilleries et instruments de musiques endommagés. Il n’eut de cesse de les restaurer afin de les réutiliser. L’espace vital dans sa maison en fut d’ailleurs considérablement restreint.
Ce fut pour lui une révélation, les caresses du bois, son odeur et celle de la colle, le bruit délicat du ciseau effleurant les planches l’emmenèrent dans un monde de découvertes sensorielles inédites à ce jour.
Sa vie en fut bouleversée.
Maintenant qu’il peut caresser tout à loisir ses vieux bois (!), il nous ravit par ses arpèges délicatement ciselés au son cristallin de son banjo.

IMGP5036Jean Michel Assa dit Mimi Le Zingueur (violon)
Il en a vu, il en a fait… Les chutes du Zambèze, les aurores boréales, les mangeurs d’hommes, la soif, la faim, l’ivresse et l’indigestion aussi. Il a parcouru les montagnes les plus désolées ou les déserts les plus arides, toujours accompagné de son fidèle violon. Les Inuits, les Touaregs les Alakalufs dansèrent au son des envolées celtiques de son violon.
Lassé par cette vie aventureuse mais néanmoins futile et dangereuse, il finit par s’établir en région parisienne dans un petit 2 pièces et entreprit une carrière de dessinateur industriel qui lui apporta la tranquillité tant méritée.
Quelquefois ses vieux démons le reprenaient et il lui arrivait de déambuler les nuits dans les bars. Il y rencontra quelques musiciens qui lui enseignèrent leur musique aux accents mélancoliques.
Sa vie en fut bouleversée.
Maintenant qu’il est apaisé, il nous ravit par les envolées de ses improvisations.

IMGP5042Christian Heintz dit Cricri Le Zingueur (contrebasse)
Christian est un homme libre et curieux de tout, Pendant de nombreuses années, il a parcouru le vaste Monde dans son Combi aux peintures chatoyantes. Il allait ainsi de fête en fête, de festival hippie en rassemblements oecuméniques. Aucune fête commémorative ou politique ou votive ou musicale n’échappait à sa curiosité.
Il finançait ses déplacements en chantant, accompagné de sa contrebasse, des chansons issues du répertoire des comiques troupiers et des beuglants de l’après guerre (la première) voire du Pétomane. En certains lieux, ces prestations étaient parfois mal comprises et lui valurent quelques déboires et altercations. Mais jamais il ne perdit sa bonne humeur.
Néanmoins il se rendit compte petit à petit que certains airs du répertoire américain ou des chansonniers d’après guerre (la seconde), avaient un certain succès.
Sa vie en fut bouleversée.
Maintenant qu’il préfère jouer ses walkings sur des standards de jazz plutôt que sur « Vient Poupoule » , il nous ravit de sa basse swinguante au son feutré.

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